Description d’images

Description d’images : quelques éléments généraux

Les représentations iconographiques sont présentes tant en cours  que dans les nouveaux sujets du DNB en français. Cette illustration est en lien avec le texte de lecture et les documents du sujet d’histoire. Il peut s’agir d’une photo, d’un dessin ou d’une oeuvre.
Voyons quelques principes de base pour rédiger un texte descriptif de cette image. Bien sûr cette description doit être au service de la compétence visée…


Ces descriptions se doivent d’être factuelles, structurées, rédigées sous forme de phrases courtes, explorant le document de façon hiérarchisée… Elles doivent être faites pour servir la compétence évaluée dans la question s’y rapportant, tout en n’influençant pas la réponse de l’élève.

Qu’entend-on par « factuelles » ? Par exemple, on n’écrira pas « les personnages ont l’air content ou en colère » mais « On voit un sourire sur le visage ou les sourcils sont froncés et les lèvres pincées ». Cette précaution permet à l’élève de pouvoir faire ses propres déductions et d’analyser ces faits à la lumière du texte.

On commence la description en plantant le décor. Il s’agit de dégager la structure de l’oeuvre en s’appuyant sur les grandes lignes, les formes géométriques de construction, les éléments principaux. Ces éléments sont explicités en les plaçant les uns par rapport aux autres.

On peut aussi utiliser les briques de type Legos ou du dycem ou encore bouger les mains de l’élève pour placer rapidement les éléments les uns par rapport aux autres dans l’espace.

On va ensuite pouvoir décrire les différents plan, en partant du dernier vers le premier, de gauche à droite.

La description de l’ensemble se fait avant les détails des différents éléments. Il s’agit par exemple, de commencer par dire qu’il y a trois personnages au centre puis ensuite seulement de les décrire en détails.

Ensuite on peut détailler plus précisément certains aspects de l’œuvre (faire un parallèle avec une autre œuvre,  détailler la description de détails importants pour déterminer l’époque historique, comparer les proportions…)

Les ombres, les lumières et les couleurs méritent aussi d’être décrites. En effet, cela sera évocateur pour un élève ayant un reste visuel, une perception lumineuse  ou des couleurs, mais aussi pour les élèves aveugles d’un point de sémantique et sensoriel.

Enfin ne pas oublier de mentionner les textures, le médium encre lisse ou transparente, touches bombées, aplats creux et rugueux ou cannelés de peinture…

 

exDNB2017

Un exemple DNB 2017 : Épreuve de Français : Comprendre, analyser et interpréter –Description image – Jean-Pierre STORA, Allées piétonnières, 1995, 64X50

« La technique utilisée est le lavis à l’encre de chine. Le rendu visuel de cette technique rend les objets transparents. Il s’agit d’une image carrée, divisée en bandes selon la diagonale. Ces bandes sont sombres et blanches en alternance. À l’intérieur des bandes sombres, on note des rectangles verticaux plus clairs. Sur les bandes blanches, des silhouettes sombres, toutes quasi-identiques, si ce n’est quelques nuances de gris. Ces silhouettes semblent plates. Elles se déplacent majoritairement du bas de l’image vers le haut dans les deux tiers droit de l’image. Dans la deuxième bande en partant de la gauche, les personnages descendent, alors que dans les autres bandes, seuls quelques-uns descendent. L’éclairage est suggéré dans l’image par les ombres des personnages, toutes parallèles et dirigées vers le haut de l’image. Les trajectoires sont rectilignes et les personnages sont les uns derrière les autres.Selon la fatigue visuelle, on percevra les lignes noires en creux ou en relief, et les personnages soit enfermés entre deux murs, soit en hauteur. Les personnages sont plus serrés dans la partie droite de l’image. »


Autres supports

D’autres types d’adaptations des documents iconographiques sont possibles. En effet, la lecture braille étant plus lente que la lecture en noir, un texte descriptif n’est pas forcément l’adaptation la plus efficace. Elle consomme une part du tiers temps dont ces élèves ont bien besoin par ailleurs. De plus, un texte descriptif rend difficile la réponse à une question sur le ressenti, ou les sentiments dégagés par l’image.

Beaucoup d’oeuvres d’art peuvent être traitées en dessin en relief. Le choix de la technique de traitement des images en reliefs, les choix de textures et de figurés peuvent déclencher des sensations tactiles comparables aux émotions suscitées par une image visuelle. Quelques exemples : Actualités au jour le jour

Les nouveaux sujets mettant en relation textes littéraires et des faits historiques, d’autres types de supports pourraient être utilisés pour remplacer une photographie. Par exemple, les documents d’archives INA pourraient être utilisés pour remplacer une photo de ville bombardée, d’exode, de débarquement… En effet, il s’agirait là d’un document authentique et non d’une description avec laquelle la photo perd de son caractère historique. Sur ces documents audios, les élèves peuvent avoir accès à des informations sonores (bruits réels) qu’ils seraient en mesure d’analyser. De plus, les commentaires de ces documents ont un caractère historique complémentaire plus similaire à celui d’une photo vue. Sa description textuelle ne traduit pas aussi bien le caractère historique de l’image.

Avec une adaptation sonore de ce type, ou une adaptation tactile, les élèves déficients visuels peuvent être évalués sur les mêmes compétences que leur camarades voyants à savoir : faire une description du document, l’analyser au regard du texte ou de l’Histoire, expliquer son ressenti….


 

Les élèves, non braillistes

… mais mal-voyants peuvent bénéficier aussi d’une adaptation des documents iconographiques auxquels leur reste visuel ne leur donne pas forcément accès (photocopie trop pâle, peu contrastée, trop petite ou trop grande en A3). Ici Adaptations pédagogiques pour déficients visuels, vous trouverez un récapitulatif des adaptations pour ces élèves non braillistes en fonction des paramètres de la vision atteints. Une police Arial 16 est pour beaucoup insuffisante. Un A3 peut être encore plus handicapant lorsque le champ visuel est atteint. Il vaut mieux préférer plusieurs A4, en police Arial black 18-20, qu’une photocopie A3, où l’espace à explorer est trop grand, ou le suivi de lignes trop longues devient impossible.

Ces adaptations audios, tactiles, ou physiques sont essentielles pour que ces élèves puissent se construire une image mentale.

 

Le 15 mars – Sandrine

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